dimanche 9 octobre 2011

Τὰ ζῷα τρέχει * (les animaux courent) ... silence au point d'eau.

Jeune lycéen je me souviens avoir étudié le grec ancien, laborieusement mais avec un plaisir certain dont celui d'accéder à un univers culturel immense et difficilement accessible sans les guides merveilleux que furent les trois professeurs qui me l'enseignèrent. Je ne me souviens plus par contre lequel de ses hellénistes nous dit un jour, alors que nous découvrions cette règle grammaticale particulière qui veut qu'un verbe ayant pour sujet un nom au neutre pluriel (τὰ ζῷα) se conjugue au singulier (τρέχει) : 
"Un jour vous ne saurez peut-être plus rien de tout ce que vous apprenez ici et maintenant sauf cette règle là et son exemple."
Ce jour n'est pas encore advenu mais depuis lors j'ai appris autre chose sur cette phrase fétiche. Si j'en crois  Jacqueline de Romilly dans ses "petites leçons sur le grec ancien" elle était employée comme un code pour avertir les enseignants qu'un inspecteur allait passer !
Or donc l'inspecteur est passé voir l'auteur de ce blog, lequel n'avait encore jamais eu la visite d'icelui. Ceci explique cela : en l’occurrence ce long silence au point d'eau où se retrouvent les animaux; silence désormais rompu par ce nouveau message. 

* prononcez approximativement "ta dzoa trékeil" 



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